24/07/2015

[Canto a Fidel]

par Ernesto "Che" Guevara écrit au Mexique en 1956

Vámonos,
ardiente profeta de la aurora,
por recónditos senderos inalámbricos
a libertar el verde caimán que tanto amas.

Partons,
ardent prophète de l'aurore,
par les sentiers cachés et abandonnés,
libérer le vert crocodile que tu aimes tant.

Vámonos,
derrotando afrentas con la frente
plena de martianas estrellas insurrectas,
juremos lograr el triunfo o encontrar la muerte.

Partons,
vainqueurs de ceux qui nous humilient,
l'esprit rempli des étoiles insurgées de Marti,
nous jurons de triompher ou de rencontrer la mort.

Cuando suene el primer disparo y se despierte
en virginal asombro la manigua entera,
allí, a tu lado, serenos combatientes,
nos tendrás.

Quand sonne le premier coup de feu et s'éveille
dans un étonnement virginal le maquis entier,
là, à tes côtés, combattants sereins,
nous serons là.

Cuando tu voz derrame hacia los cuatro vientos
reforma agraria, justicia, pan, libertad,
allí, a tu lado, con idénticos acentos,
nos tendrás.

Quand ta voix répandra aux quatre vents
réforme agraire, justice, pain, liberté,
là à tes côtés, avec des paroles identiques,
nous serons là.

Y cuando llegue el final de la jornada
la sanitaria operación contra el tirano,

allí, a tu lado, aguardando la postrer batalla,
nos tendrás.

Et quand viendra à la fin du voyage
la sanitaire opération contre le tyran,
là à tes côtés, dans l'attente de la dernière bataille,
nous serons là.

El día que la fiera se lama el flanco herido
donde el dardo nacionalizador le dé,
allí, a tu lado, con el corazón altivo,
nos tendrás.

Le jour où la bête se lèche le flanc blessé,
là où les nationalisations la dardent,
à tes côtés, avec le cœur fier,
nous serons là.

No pienses que puedan menguar nuestra entereza
las decoradas pulgas armadas de regalos;
pedimos un fusil, sus balas y una peña.
Nada más.

Ne penses pas que puissent entamer notre intégrité
les puces décorées armées de cadeaux;
nous demandons un fusil, des balles et une roche.
Rien de plus.

Y si en nuestro camino se interpone el hierro,
pedimos un sudario de cubanas lágrimas
para que se cubran los guerrilleros huesos
en el tránsito a la historia americana.
Nada más.

Et si sur notre chemin s'interpose le fer,
nous demandons un suaire de larmes cubaines
pour que se couvrent les os des guérilleros
emmenés par le courant de l'histoire américaine.
Rien de plus.

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